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Photo credit Suzanne Gibeault

Biodiversité de Chelsea

La Municipalité de Chelsea a une superficie d’environ 30,000 acres et est bordée par la Rivière Gatineau à l’est, le parc de la Gatineau à l’ouest, par Wakefield au nord et par la ville de Gatineau au sud.

Chelsea se situe entre l'écozone des plaines à forêts mixtes et la région écologique des basses terres du St-Laurent. La région écologique se caractérise par des étés chauds et des hivers froids avec beaucoup de neige. Les précipitations annuelles se situent entre 800 mm et 1000 mm. Dans cette région, les élévations sont rarement à plus de 152 m au-dessus du niveau de la mer. Au-dessous de la géologie qui recouvre la région, on retrouve une couche semi-dressante provenant de l’ère paléozoïque, qui elle, repose sur les roches cristallines du Bouclier canadien. Le sol dominant est de type gleysolique, ce qui ce produit dans une région située sur des dépôts argileux, à niveau et mal drainé. 

Les forêts mixtes d’érables à sucre, de bouleaux jaunes, de pruches du Canada et de pins blancs dominent la région. Des hêtres à grandes feuilles sont retrouvés dans les sites plus chauds, et on retrouve, sur les sites plus secs, des pins rouges, des thuyas blancs de l’Est et des chênes rouges. Les sites plus humides abritent des érables rouges, des frênes noirs, des épinettes blanches, des mélèzes et des thuyas blancs de l’Est.

Espèces rares et menacées

Chelsea est située dans la région du sud du Québec la plus tempérée, là où plusieurs espèces du Sud y vivent à la limite nordique de l’étendue de leur habitat. Ces espèces sont rares et en péril, puisqu’elles sont confinées à une région relativement petite du Canada et qu’elles sont considérablement affectées par les activités humaines. Cliquez sur les liens ci-dessous pour voir une liste des espèces rares et menacés qui vivent à Chelsea.

Corridors de mouvement de la faune

Plusieurs catégories d’espèces de la faune ont besoin de corridors pour se déplacer. Un corridor faunique est un lien paysagé entre les différentes régions naturelles, qui saura faciliter le déplacement des animaux entre celles-ci. On trouve plusieurs corridors de mouvement de la faune à Chelsea, particulièrement entre le parc de la Gatineau et la Rivière Gatineau. Les habitats qui se trouvent à l’intérieur et aux abords des ruisseaux Chelsea et Meech sont de bons exemples de corridors de mouvement de la faune.

Biodiversity of Chelsea

Photo: Suzanne Gibeault

Les corridors fauniques rendent plus faciles la dispersion des jeunes, la migration saisonnière et le déplacement à l’intérieur de l’étendue de l’habitat de l’espèce. Ces rôles joués par les corridors augmentent le taux de survie au sein de la population. Les animaux qui utilisent ces corridors incluent des espèces qui peuvent facilement se déplacer à travers tout un corridor durant la même journée, tels que le renard rouge ou le cerf à queue blanche, ainsi que les espèces qui ont une capacité de déplacement plus limitée et qui prennent plusieurs jours, voir même plusieurs générations à se déplacer à travers un corridor. Ces espèces doivent être en mesure de survivre dans le corridor durant de longues périodes de temps. Le corridor doit donc être en mesure de subvenir à tous les besoins de l’espèce. Les habitants de ces corridors incluent la plupart des plantes, des reptiles, des amphibiens, des insectes et des petits mammifères.

En plus de faciliter le déplacement, les corridors fauniques permettent à certains animaux d’éviter leurs prédateurs, ils offrent des sorties de secours en cas d’incendie et aident les espèces à s’accommoder aux changements de leur habitat engendrés par les changements climatiques.