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Menaces à la biodiversité

L’extinction est un processus naturel, et la plupart des espèces ayant déjà vécues sur terre, ont aussi été victimes d’extinction. La moyenne de la durée de l’existence d’une espèce se situe entre 2 et 10 millions d’années (basé une la période couvrant les derniers 200 millions d’années). Les scientifiques estiment que durant les derniers 200 millions d’années, une moyenne d’une à deux espèces est disparue par année. Par contre, les activités humaines d’aujourd’hui mettent des espèces du monde entier en danger et accélèrent le taux d’extinction. De nos jours, nous estimons qu’une à deux espèces disparaissent chaque heure. Les espèces disparaissent plus vite qu’à n’importe qu’elle autre époque de l’histoire de la Terre.

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L’activité humaine qui cause le plus de dommage à la biodiversité inclut la destruction des habitats, la surculture, l’invasion par des espèces non indigènes, la dégradation environnementale et les changements climatiques. Les espèces peuvent être menacées par plusieurs facteurs; les dangers cités ci-haut forment l’ensemble des impacts de l’activité humaine sur la biodiversité. Essentiellement, la cause de ces dangers provient de l’augmentation de la population humaine mondiale, pour qui les besoins en ressources ne cessent d’augmenter. Certaines de ces menaces peuvent être réduites à court terme, par exemple; arrêter la surculture des ressources. D’autres menaces, comme les changements climatiques, nécessiteront des efforts soutenus durant une longue période de temps.

La destruction des habitats, dont la perte des habitats et leur fragmentation, est la plus grande menace à la conservation de la biodiversité. La perte et la fragmentation des habitats, à travers des pratiques telles que la déforestation, l’agriculture et l’urbanisation, éliminent ou transforment les conditions environnementales nécessaires à la survie des espèces. Les espèces qui ont des besoins très spécifiques en ce qui concerne leur habitat, sont les plus vulnérables aux pertes et aux fragmentations de ceux-ci. À l’opposé, les espèces plus communes qui s’adaptent plus facilement aux activités humaines s’épanouissent plus facilement à l’intérieur d’habitats détériorés. Les changements que les humains apportent au paysage naturel créés des habitats plus modestes qui attirent des nombres restreints d’espèces, créant ainsi un paysage pauvre en biodiversité et où les fonctions et les services des écosystèmes sont réduits. La perte d’habitat s’est produite à Chelsea, principalement sous la forme de développement urbain. La construction d’édifices élimine les habitats indigènes. L’étalement urbain est considéré comme une des menaces les plus critiques pour les espèces en danger dans le sud du Québec et de l’Ontario, où l’on retrouve plus de la moitié des espèces en danger du Canada.

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La fragmentation des habitats se produit lorsque la végétation indigène comme les forêts sont rasées pour l’agriculture, l’exploitation forestière ou le développement urbain. Des habitats qui étaient vastes et spacieux se voient divisés en plusieurs fragments différents. Un défrichage intense fait en sorte que ces fragments deviennent de très petites parcelles, isolées les unes des autres par une matrice composée de types d’habitats différents, tels que des terres d’assolement et des pâturages.

Ces petites parcelles d’habitats ne peuvent soutenir que de petites populations d’animaux, et les petites populations sont plus vulnérables à l’extinction. Certaines espèces ne voyagent pas à travers la matrice pour peupler d’autres parcelles. Les petites parcelles d’habitats ne contiennent pas d’habitat intérieur et l’habitat qui se situe en bordure d’une section possède des conditions environnementales différentes qui favorisent des espèces différentes. Certaines espèces d’intérieur ne se reproduisent pas sur des parcelles d’une superficie trop petite. Les petits fragments ne sont donc pas favorables aux espèces qui ont besoin d’habitats intérieurs et peuvent mettre en danger la survie de celles-ci. À Chelsea, la buse à épaulette est un exemple d’espèce sensible à la fragmentation de l’habitat. Ces espèces ont besoin de grandes parcelles de forêts qui possèdent des couverts forestiers fermés. Un couvert forestier ouvert et une fragmentation permettent à la buse à queue rousse et au grand-duc d’Amérique de pousser en dehors de leur territoire et de tuer les buses à épaulettes.

Dichelonyx

Route 105 Extension

Les routes causent la fragmentation des habitats et celles-ci sont nombreuses à Chelsea. Il y a différents types de routes; les routes qui ont un grand volume de circulation et où la vitesse est plus élevée ont un plus grand effet sur la faune. Elles sont la cause de la mort de plusieurs animaux, et créer une barrière aux déplacements de plusieurs d’entre eux. C’est l’autoroute 5 qui a le plus gros impact sur la faune, suivit de l’autoroute 105, suivit des routes secondaires. Certaines espèces sont très sensibles aux routes et certaines d’entre elles ne traverseront jamais, même les plus petites routes d’accès.

L’étalement urbain ou l’exurbanisation est un phénomène qui est présent à Chelsea et qui cause une fragmentation de la forêt. Lorsque l’exploitation se fait de façon diffuse et dispersée, la distinction entre la banlieue et la forêt devient moins claire.

La surculture, c’est une chasse exagérée des animaux et une trop grande culture des plantes. La surculture dans un but d’alimentation ainsi que la chasse à des fins commerciales et vestimentaires ont déjà causés l’extinction ou mis en danger des centaines d’espèces. Le commerce d’animaux de compagnie et de plantes décoratives fait partie de la catégorie de la chasse commerciale et inclues les activités légales et illégales. À Chelsea, le commerce des animaux pourrait affecter certaines espèces rares de tortues, et la surculture de certaines espèces de plantes, telles que le ginseng sauvage, l’ail sauvage et certaines espèces d’orchidées et de fougères, a rendu celles-ci rares et menacées d’extinction.

Dog Strangling Vine

Dog Strangling Vine

Invasion d’espèces non aborigènes. Les espèces étrangères envahissantes sont des espèces dont l’arrivée et la croissance en dehors de leur habitat naturel, menacent la diversité biologique. Lorsqu’une espèce étrangère est introduite dans une région, soit intentionnellement ou accidentellement, elle peut se répandre très rapidement et devenir envahissante, étant donné que ses prédateurs et compétiteurs d’origine n’existent pas dans son nouvel environnement. Conséquemment, ces espèces prennent possession des habitats et de la nourriture des espèces indigènes. Le cynanche est un bon exemple d’une espèce envahissante qui se propage dans Chelsea et qui menace de prendre d’assaut l’habitat de plusieurs plantes indigènes.

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La dégradation environnementale, incluant comme facteurs les pesticides et la pollution, a un impact sur la biodiversité à travers la planète. Il y a plusieurs sources de pollution qui affecte la faune. À Chelsea, la pollution provenant du sel à déglacer et de l’huile à moteur pourrait être la cause de pollution de l’eau de surface. Des systèmes septiques défectueux peuvent répandre des nutriments dans la nappe phréatique et avoir un impact sur la qualité des habitats et des sources d’eau. L’utilisation de pesticides et d’herbicides a mondialement augmenté durant les dernières décennies et ceux-ci sont très présents à l’intérieur des habitats fauniques. Ils menacent la survie et le rétablissement de certaines espèces. Les pesticides sont connus pour avoir participé au déclin des amphibiens, des oiseaux, des mammifères et des insectes pollinisateurs. Certains types de pesticides ont démontré être aussi toxiques pour les humains. C’est pour cette raison qu’en 1998, Chelsea a adopté un règlement afin de bannir l’utilisation de pesticides à des fins esthétiques.

Les changements climatiques sont reconnus par la Convention sur la biodiversité comme représentant une menace majeure à la survie de celle-ci. Les changements climatiques enregistrés par les scientifiques incluent des taux de dioxyde de carbone plus élevés dans l’atmosphère, des températures terrestres et océaniques plus hautes, la montée du niveau de la mer et des changements dans les niveaux de précipitation. Les changements climatiques qui se sont produits durant les dernières décennies ont affecté la synchronisation de la reproduction des plantes et des animaux et la migration des animaux, la durée de la saison viticole, la répartition des espèces et la taille des populations, ainsi que la fréquence d’apparition de parasites et de maladies. Dans le futur, les changements climatiques réduiront probablement la capacité des animaux à la migration et leur aptitude à survivre dans des fragments d’habitat. Les espèces qui nécessitent des conditions d’habitat plus particulières et celles qui ont de petites populations fragmentées sont les plus vulnérables aux changements climatiques.